Speech
Emmanuel Macron  ·  2026-09-15 00:00

Avec la première promotion des appelés au Service national sur la base aérienne 115 d'Orange.

Le Président de la République s'est rendu sur la base aérienne 115 d’Orange, le mardi 15 septembre 2026, à la rencontre de la première promotion des appelés au Service national.Annoncé par le chef de l’État en novembre 2025 à Varces, le Service national traduit la volonté du Président de la République deconsolider le lien entre les armées et la Nation,derenforcer la capacité de résistance de la Nation,et deconsolider la formation des jeunes Français.Il a annoncé que cette première promotion porterait le nom deHenri Fertet, jeune résistant fusillé par les Allemands en 1943 alors qu'il n'avait que 16 ans.Revoir la cérémonie :

Le Président de la République s'est rendu sur la base aérienne 115 d’Orange, le mardi 15 septembre 2026, à la rencontre de la première promotion des appelés au Service national.

Annoncé par le chef de l’État en novembre 2025 à Varces, le Service national traduit la volonté du Président de la République deconsolider le lien entre les armées et la Nation,derenforcer la capacité de résistance de la Nation,et deconsolider la formation des jeunes Français.

Il a annoncé que cette première promotion porterait le nom deHenri Fertet, jeune résistant fusillé par les Allemands en 1943 alors qu'il n'avait que 16 ans.

15 septembre 2026- Seul le prononcé fait foi

Officiers, sous-officiers, officiers mariniers, soldats, marins et aviateurs et parmi vous appelés du Service National, personnel civil de la Défense, il y a un peu moins d'un an, à Varces, j'annonçais la création d'un nouveau Service National, exclusivement militaire, fondé sur le volontariat.

Ce Service ational poursuit trois objectifs. Renforcer le lien entre la nation et son armée, renforcer la résistance de notre pays et consolider la formation de la jeunesse de France. L'ambition est de monter en puissance progressivement avec 3 000 appelés cette année, 10 000 en 2030. Nous y sommes. Le Parlement a voté la loi de programmation militaire, le Conseil constitutionnel l'a validée, elle a été promulguée il y a quelques semaines, c'est maintenant une réalité. Je me trouve donc aujourd'hui devant vous, à Orange, pour baptiser la première promotion 2026 des appelés du Service national. Oui, vous êtes les premiers, les premiers à avoir répondu volontairement à l'appel de la nation dans ce nouveau cadre, les premiers à avoir ainsi choisi de consacrer dix mois de votre vie au service de la France, les premiers aussi à tracer une voie que d'autres emprunteront après vous.

Vous n'êtes pas ici par hasard, vous avez choisi de vous engager, vous avez été sélectionnés et vous recevez la confiance des armées, et cette confiance vous oblige, cette confiance vous confère la mission d'apprendre avec humilité et servir avec discipline. Vous allez vous former à un métier, acquérir des compétences, découvrir la vie d'une unité militaire et contribuer à ses missions. Vous allez aussi apprendre quelque chose de bien plus précieux encore, le sens du collectif, c'est-à-dire compter sur les autres, s'appuyer sur eux, être dignes de leur confiance.

L'esprit d'engagement, ce n'est jamais servir seul, c'est aussi cela que nous voulons vous transmettre avec le Service national. Vous allez prendre la mesure du premier des enseignements de cet engagement, la vie des autres est aussi la vôtre. À Varces, je vous disais que j'avais confiance en votre soif d'engagement et que l'armée de la République était le cadre naturel pour exprimer cette volonté de servir. Ce qui vous rassemble aujourd'hui, c'est ce désir de servir, plus grand que soi, et de se rendre utile à la France. Il faut désormais à votre promotion un nom, un nom qui parle à votre génération, un nom qui rappelle ce que la France doit à sa jeunesse, un nom qui porte une certaine idée de l'engagement et de la liberté. Ce nom sera celui d'Henri Fertet.

Henri Fertet est né le 27 octobre 1926. Il était lycéen à Besançon. C'était un élève intelligent et appliqué, passionné d'histoire et d'archéologie. Et dès l'été 1942, il rejoignit la Résistance. Il avait 16 ans, un peu moins que votre âge, lorsqu'il choisit de ne pas rester spectateur de son temps. Il participa comme chef d'équipe à trois opérations, s'illustra par son courage, son esprit d'initiative, sa détermination, mais arrêté par les Allemands, emprisonné et torturé durant 87 jours, condamné à mort, il fut fusillé le 26 septembre 1943 à la citadelle de Besançon avec ses camarades. Henri Fertet combattit au péril de sa vie pour que la France puisse redevenir libre.

Vous, héritiers de ce combat qui fut celui de tant d'autres, avez aujourd'hui la chance de vivre dans la France libre. Votre époque n'est pas la sienne, votre mission ne sera pas la sienne, mais le choix qu'il fit, celui de servir la France et de défendre sa liberté, fait écho à votre engagement. Parce que la vie d'Henri Fertet est une leçon d'engagement, la France reconnut ce jeune homme qui devint compagnon de la libération après sa mort. Il fut décoré de la Légion d'honneur, de la croix de guerre 1939-1945 et de la médaille de la résistance française, de la croix du combattant volontaire 1939-1945, de la médaille des déportés et internés résistants. Il reçut, à titre posthume, le grade d'aspirant des forces françaises de l'intérieur. Oui, compagnon de la libération, c'est aussi à ce titre que le nom d'Henri Fertet doit être connu de votre génération.

Les 1038 compagnons de la libération, dont une centaine n'avaient pas 20 ans au début de la Seconde Guerre mondiale, demeurent un exemple pour la jeunesse française. Militaires, civils, venus de tous les horizons, illustres comme anonymes, ils avaient fait le choix de la France et de la liberté, le choix de servir plutôt que subir. C'est pourquoi j'ai décidé qu'à l'avenir chaque promotion du Service national portera le nom d'un compagnon de la libération, afin de rendre hommage à ces héros qui ont contribué à sauver la France et que leurs histoires de Français deviennent histoire de France.

Dans sa dernière lettre à ses parents, Henri Fertet écrivait « Je veux une France libre et des Français heureux ». Des mots simples qui nous rappellent que si la liberté est le legs des générations qui nous ont précédées, il nous revient de la préserver, cultiver et propager. La liberté n'a de sens que dans la mesure où elle offre à chacun de vivre, d'espérer, de construire son avenir. Cet idéal, celui d'Henri Fertet, vous accompagnera désormais. Il donnera une profondeur supplémentaire à ce que vous allez vivre ces prochains mois, la découverte du métier des armes, les traditions, la camaraderie, le goût de l'effort, l'obéissance choisie, parfois aussi l'inconfort et l'incertitude qui cultivent le caractère. Vous allez aussi découvrir la richesse de nos armées, de leurs missions, les nombreux métiers qu'elles offrent et les talents qu'elles font fructifier. Vous y apporterez votre jeunesse, vos compétences, votre enthousiasme et votre énergie. En retour, les armées vous transmettront le culte du dépassement de soi, le sens de la mission et la fraternité d'armes. Ces vertus, je le sais, vous accompagneront tout au long de votre vie.

Dans quelques mois, votre Service national prendra fin. Certains d'entre vous poursuivront leur chemin dans nos armées d'actives ou de réserves. Mais chacun, quel que soit son choix, demeurera un acteur de la cohésion nationale et emportera avec lui cette conviction. Servir la France est une fierté et un honneur. Alors, appelés de la première promotion du Service national, vous qui portez désormais le nom d'Henri Fertet, portez-le avec fierté. Soyez digne de la confiance qui vous est faite. Soyez fidèle à l'engagement que vous avez choisi.

Vive la promotion Henri Fertet du Service national. Vive la République. Vive la France.

15 septembre 2026- Seul le prononcé fait foi

Officiers, sous-officiers, officiers mariniers, soldats, marins et aviateurs et parmi vous appelés du Service National, personnel civil de la Défense, il y a un peu moins d'un an, à Varces, j'annonçais la création d'un nouveau Service National, exclusivement militaire, fondé sur le volontariat.

Ce Service ational poursuit trois objectifs. Renforcer le lien entre la nation et son armée, renforcer la résistance de notre pays et consolider la formation de la jeunesse de France. L'ambition est de monter en puissance progressivement avec 3 000 appelés cette année, 10 000 en 2030. Nous y sommes. Le Parlement a voté la loi de programmation militaire, le Conseil constitutionnel l'a validée, elle a été promulguée il y a quelques semaines, c'est maintenant une réalité. Je me trouve donc aujourd'hui devant vous, à Orange, pour baptiser la première promotion 2026 des appelés du Service national. Oui, vous êtes les premiers, les premiers à avoir répondu volontairement à l'appel de la nation dans ce nouveau cadre, les premiers à avoir ainsi choisi de consacrer dix mois de votre vie au service de la France, les premiers aussi à tracer une voie que d'autres emprunteront après vous.

Vous n'êtes pas ici par hasard, vous avez choisi de vous engager, vous avez été sélectionnés et vous recevez la confiance des armées, et cette confiance vous oblige, cette confiance vous confère la mission d'apprendre avec humilité et servir avec discipline. Vous allez vous former à un métier, acquérir des compétences, découvrir la vie d'une unité militaire et contribuer à ses missions. Vous allez aussi apprendre quelque chose de bien plus précieux encore, le sens du collectif, c'est-à-dire compter sur les autres, s'appuyer sur eux, être dignes de leur confiance.

L'esprit d'engagement, ce n'est jamais servir seul, c'est aussi cela que nous voulons vous transmettre avec le Service national. Vous allez prendre la mesure du premier des enseignements de cet engagement, la vie des autres est aussi la vôtre. À Varces, je vous disais que j'avais confiance en votre soif d'engagement et que l'armée de la République était le cadre naturel pour exprimer cette volonté de servir. Ce qui vous rassemble aujourd'hui, c'est ce désir de servir, plus grand que soi, et de se rendre utile à la France. Il faut désormais à votre promotion un nom, un nom qui parle à votre génération, un nom qui rappelle ce que la France doit à sa jeunesse, un nom qui porte une certaine idée de l'engagement et de la liberté. Ce nom sera celui d'Henri Fertet.

Henri Fertet est né le 27 octobre 1926. Il était lycéen à Besançon. C'était un élève intelligent et appliqué, passionné d'histoire et d'archéologie. Et dès l'été 1942, il rejoignit la Résistance. Il avait 16 ans, un peu moins que votre âge, lorsqu'il choisit de ne pas rester spectateur de son temps. Il participa comme chef d'équipe à trois opérations, s'illustra par son courage, son esprit d'initiative, sa détermination, mais arrêté par les Allemands, emprisonné et torturé durant 87 jours, condamné à mort, il fut fusillé le 26 septembre 1943 à la citadelle de Besançon avec ses camarades. Henri Fertet combattit au péril de sa vie pour que la France puisse redevenir libre.

Vous, héritiers de ce combat qui fut celui de tant d'autres, avez aujourd'hui la chance de vivre dans la France libre. Votre époque n'est pas la sienne, votre mission ne sera pas la sienne, mais le choix qu'il fit, celui de servir la France et de défendre sa liberté, fait écho à votre engagement. Parce que la vie d'Henri Fertet est une leçon d'engagement, la France reconnut ce jeune homme qui devint compagnon de la libération après sa mort. Il fut décoré de la Légion d'honneur, de la croix de guerre 1939-1945 et de la médaille de la résistance française, de la croix du combattant volontaire 1939-1945, de la médaille des déportés et internés résistants. Il reçut, à titre posthume, le grade d'aspirant des forces françaises de l'intérieur. Oui, compagnon de la libération, c'est aussi à ce titre que le nom d'Henri Fertet doit être connu de votre génération.

Les 1038 compagnons de la libération, dont une centaine n'avaient pas 20 ans au début de la Seconde Guerre mondiale, demeurent un exemple pour la jeunesse française. Militaires, civils, venus de tous les horizons, illustres comme anonymes, ils avaient fait le choix de la France et de la liberté, le choix de servir plutôt que subir. C'est pourquoi j'ai décidé qu'à l'avenir chaque promotion du Service national portera le nom d'un compagnon de la libération, afin de rendre hommage à ces héros qui ont contribué à sauver la France et que leurs histoires de Français deviennent histoire de France.

Dans sa dernière lettre à ses parents, Henri Fertet écrivait « Je veux une France libre et des Français heureux ». Des mots simples qui nous rappellent que si la liberté est le legs des générations qui nous ont précédées, il nous revient de la préserver, cultiver et propager. La liberté n'a de sens que dans la mesure où elle offre à chacun de vivre, d'espérer, de construire son avenir. Cet idéal, celui d'Henri Fertet, vous accompagnera désormais. Il donnera une profondeur supplémentaire à ce que vous allez vivre ces prochains mois, la découverte du métier des armes, les traditions, la camaraderie, le goût de l'effort, l'obéissance choisie, parfois aussi l'inconfort et l'incertitude qui cultivent le caractère. Vous allez aussi découvrir la richesse de nos armées, de leurs missions, les nombreux métiers qu'elles offrent et les talents qu'elles font fructifier. Vous y apporterez votre jeunesse, vos compétences, votre enthousiasme et votre énergie. En retour, les armées vous transmettront le culte du dépassement de soi, le sens de la mission et la fraternité d'armes. Ces vertus, je le sais, vous accompagneront tout au long de votre vie.

Dans quelques mois, votre Service national prendra fin. Certains d'entre vous poursuivront leur chemin dans nos armées d'actives ou de réserves. Mais chacun, quel que soit son choix, demeurera un acteur de la cohésion nationale et emportera avec lui cette conviction. Servir la France est une fierté et un honneur. Alors, appelés de la première promotion du Service national, vous qui portez désormais le nom d'Henri Fertet, portez-le avec fierté. Soyez digne de la confiance qui vous est faite. Soyez fidèle à l'engagement que vous avez choisi.

Vive la promotion Henri Fertet du Service national. Vive la République. Vive la France.

Le service national accueille3 000 volontaires pour cette première annéeavant une montée en puissance d’ici 2030.Le chef de l'Etat a assisté à desateliers d'immersionet a échangé avec des volontaires sur leur programme de formation avant de rejoindre tous les jeunes appelés pour le déjeuner.Revoir l'échange :

Le service national accueille3 000 volontaires pour cette première annéeavant une montée en puissance d’ici 2030.

Le chef de l'Etat a assisté à desateliers d'immersionet a échangé avec des volontaires sur leur programme de formation avant de rejoindre tous les jeunes appelés pour le déjeuner.

Notes

Le Président de la République s'est rendu sur la base aérienne 115 d’Orange, le mardi 15 septembre 2026, à la rencontre de la première promotion des appelés au Service national.Annoncé par le chef de l’État en novembre 2025 à Varces, le Service national traduit la volonté du Président de la République deconsolider le lien entre les armées et la Nation,derenforcer la capacité de résistance de la Nation,et deconsolider la formation des jeunes Français.Il a annoncé que cette première promotion porterait le nom deHenri Fertet, jeune résistant fusillé par les Allemands en 1943 alors qu'il n'avait que 16 ans.Revoir la cérémonie : Le Président de la République s'est rendu sur la base aérienne 115 d’Orange, le mardi 15 septembre 2026, à la rencontre de la première promotion des appelés au Service national. Annoncé par le chef de l’État en novembre 2025 à Varces, le Service national traduit la volonté du Président de la République deconsolider le lien entre les armées et la Nation,derenforcer la capacité de résistance de la Nation,et deconsolider la formation des jeunes Français. Il a annoncé que cette première promotion porterait le nom deHenri Fertet, jeune résistant fusillé par les Allemands en 1943 alors qu'il n'avait que 16 ans. 15 septembre 2026- Seul le prononcé fait foi Officiers, sous-officiers, officiers mariniers, soldats, marins et aviateurs et parmi vous appelés du Service National, personnel civil de la Défense, il y a un peu moins d'un an, à Varces, j'annonçais la création d'un nouveau Service National, exclusivement militaire, fondé sur le volontariat. Ce Service ational poursuit trois objectifs. Renforcer le lien entre la nation et son armée, renforcer la résistance de notre pays et consolider la formation de la jeunesse de France. L'ambition est de monter en puissance progressivement avec 3 000 appelés cette année, 10 000 en 2030. Nous y sommes. Le Parlement a voté la loi de programmation militaire, le Conseil constitutionnel l'a validée, elle a été promulguée il y a quelques semaines, c'est maintenant une réalité. Je me trouve donc aujourd'hui devant vous, à Orange, pour baptiser la première promotion 2026 des appelés du Service national. Oui, vous êtes les premiers, les premiers à avoir répondu volontairement à l'appel de la nation dans ce nouveau cadre, les premiers à avoir ainsi choisi de consacrer dix mois de votre vie au service de la France, les premiers aussi à tracer une voie que d'autres emprunteront après vous. Vous n'êtes pas ici par hasard, vous avez choisi de vous engager, vous avez été sélectionnés et vous recevez la confiance des armées, et cette confiance vous oblige, cette confiance vous confère la mission d'apprendre avec humilité et servir avec discipline. Vous allez vous former à un métier, acquérir des compétences, découvrir la vie d'une unité militaire et contribuer à ses missions. Vous allez aussi apprendre quelque chose de bien plus précieux encore, le sens du collectif, c'est-à-dire compter sur les autres, s'appuyer sur eux, être dignes de leur confiance. L'esprit d'engagement, ce n'est jamais servir seul, c'est aussi cela que nous voulons vous transmettre avec le Service national. Vous allez prendre la mesure du premier des enseignements de cet engagement, la vie des autres est aussi la vôtre. À Varces, je vous disais que j'avais confiance en votre soif d'engagement et que l'armée de la République était le cadre naturel pour exprimer cette volonté de servir. Ce qui vous rassemble aujourd'hui, c'est ce désir de servir, plus grand que soi, et de se rendre utile à la France. Il faut désormais à votre promotion un nom, un nom qui parle à votre génération, un nom qui rappelle ce que la France doit à sa jeunesse, un nom qui porte une certaine idée de l'engagement et de la liberté. Ce nom sera celui d'Henri Fertet. Henri Fertet est né le 27 octobre 1926. Il était lycéen à Besançon. C'était un élève intelligent et appliqué, passionné d'histoire et d'archéologie. Et dès l'été 1942, il rejoignit la Résistance. Il avait 16 ans, un peu moins que votre âge, lorsqu'il choisit de ne pas rester spectateur de son temps. Il participa comme chef d'équipe à trois opérations, s'illustra par son courage, son esprit d'initiative, sa détermination, mais arrêté par les Allemands, emprisonné et torturé durant 87 jours, condamné à mort, il fut fusillé le 26 septembre 1943 à la citadelle de Besançon avec ses camarades. Henri Fertet combattit au péril de sa vie pour que la France puisse redevenir libre. Vous, héritiers de ce combat qui fut celui de tant d'autres, avez aujourd'hui la chance de vivre dans la France libre. Votre époque n'est pas la sienne, votre mission ne sera pas la sienne, mais le choix qu'il fit, celui de servir la France et de défendre sa liberté, fait écho à votre engagement. Parce que la vie d'Henri Fertet est une leçon d'engagement, la France reconnut ce jeune homme qui devint compagnon de la libération après sa mort. Il fut décoré de la Légion d'honneur, de la croix de guerre 1939-1945 et de la médaille de la résistance française, de la croix du combattant volontaire 1939-1945, de la médaille des déportés et internés résistants. Il reçut, à titre posthume, le grade d'aspirant des forces françaises de l'intérieur. Oui, compagnon de la libération, c'est aussi à ce titre que le nom d'Henri Fertet doit être connu de votre génération. Les 1038 compagnons de la libération, dont une centaine n'avaient pas 20 ans au début de la Seconde Guerre mondiale, demeurent un exemple pour la jeunesse française. Militaires, civils, venus de tous les horizons, illustres comme anonymes, ils avaient fait le choix de la France et de la liberté, le choix de servir plutôt que subir. C'est pourquoi j'ai décidé qu'à l'avenir chaque promotion du Service national portera le nom d'un compagnon de la libération, afin de rendre hommage à ces héros qui ont contribué à sauver la France et que leurs histoires de Français deviennent histoire de France. Dans sa dernière lettre à ses parents, Henri Fertet écrivait « Je veux une France libre et des Français heureux ». Des mots simples qui nous rappellent que si la liberté est le legs des générations qui nous ont précédées, il nous revient de la préserver, cultiver et propager. La liberté n'a de sens que dans la mesure où elle offre à chacun de vivre, d'espérer, de construire son avenir. Cet idéal, celui d'Henri Fertet, vous accompagnera désormais. Il donnera une profondeur supplémentaire à ce que vous allez vivre ces prochains mois, la découverte du métier des armes, les traditions, la camaraderie, le goût de l'effort, l'obéissance choisie, parfois aussi l'inconfort et l'incertitude qui cultivent le caractère. Vous allez aussi découvrir la richesse de nos armées, de leurs missions, les nombreux métiers qu'elles offrent et les talents qu'elles font fructifier. Vous y apporterez votre jeunesse, vos compétences, votre enthousiasme et votre énergie. En retour, les armées vous transmettront le culte du dépassement de soi, le sens de la mission et la fraternité d'armes. Ces vertus, je le sais, vous accompagneront tout au long de votre vie. Dans quelques mois, votre Service national prendra fin. Certains d'entre vous poursuivront leur chemin dans nos armées d'actives ou de réserves. Mais chacun, quel que soit son choix, demeurera un acteur de la cohésion nationale et emportera avec lui cette conviction. Servir la France est une fierté et un honneur. Alors, appelés de la première promotion du Service national, vous qui portez désormais le nom d'Henri Fertet, portez-le avec fierté. Soyez digne de la confiance qui vous est faite. Soyez fidèle à l'engagement que vous avez choisi. Vive la promotion Henri Fertet du Service national. Vive la République. Vive la France. 15 septembre 2026- Seul le prononcé fait foi Officiers, sous-officiers, officiers mariniers, soldats, marins et aviateurs et parmi vous appelés du Service National, personnel civil de la Défense, il y a un peu moins d'un an, à Varces, j'annonçais la création d'un nouveau Service National, exclusivement militaire, fondé sur le volontariat. Ce Service ational poursuit trois objectifs. Renforcer le lien entre la nation et son armée, renforcer la résistance de notre pays et consolider la formation de la jeunesse de France. L'ambition est de monter en puissance progressivement avec 3 000 appelés cette année, 10 000 en 2030. Nous y sommes. Le Parlement a voté la loi de programmation militaire, le Conseil constitutionnel l'a validée, elle a été promulguée il y a quelques semaines, c'est maintenant une réalité. Je me trouve donc aujourd'hui devant vous, à Orange, pour baptiser la première promotion 2026 des appelés du Service national. Oui, vous êtes les premiers, les premiers à avoir répondu volontairement à l'appel de la nation dans ce nouveau cadre, les premiers à avoir ainsi choisi de consacrer dix mois de votre vie au service de la France, les premiers aussi à tracer une voie que d'autres emprunteront après vous. Vous n'êtes pas ici par hasard, vous avez choisi de vous engager, vous avez été sélectionnés et vous recevez la confiance des armées, et cette confiance vous oblige, cette confiance vous confère la mission d'apprendre avec humilité et servir avec discipline. Vous allez vous former à un métier, acquérir des compétences, découvrir la vie d'une unité militaire et contribuer à ses missions. Vous allez aussi apprendre quelque chose de bien plus précieux encore, le sens du collectif, c'est-à-dire compter sur les autres, s'appuyer sur eux, être dignes de leur confiance. L'esprit d'engagement, ce n'est jamais servir seul, c'est aussi cela que nous voulons vous transmettre avec le Service national. Vous allez prendre la mesure du premier des enseignements de cet engagement, la vie des autres est aussi la vôtre. À Varces, je vous disais que j'avais confiance en votre soif d'engagement et que l'armée de la République était le cadre naturel pour exprimer cette volonté de servir. Ce qui vous rassemble aujourd'hui, c'est ce désir de servir, plus grand que soi, et de se rendre utile à la France. Il faut désormais à votre promotion un nom, un nom qui parle à votre génération, un nom qui rappelle ce que la France doit à sa jeunesse, un nom qui porte une certaine idée de l'engagement et de la liberté. Ce nom sera celui d'Henri Fertet. Henri Fertet est né le 27 octobre 1926. Il était lycéen à Besançon. C'était un élève intelligent et appliqué, passionné d'histoire et d'archéologie. Et dès l'été 1942, il rejoignit la Résistance. Il avait 16 ans, un peu moins que votre âge, lorsqu'il choisit de ne pas rester spectateur de son temps. Il participa comme chef d'équipe à trois opérations, s'illustra par son courage, son esprit d'initiative, sa détermination, mais arrêté par les Allemands, emprisonné et torturé durant 87 jours, condamné à mort, il fut fusillé le 26 septembre 1943 à la citadelle de Besançon avec ses camarades. Henri Fertet combattit au péril de sa vie pour que la France puisse redevenir libre. Vous, héritiers de ce combat qui fut celui de tant d'autres, avez aujourd'hui la chance de vivre dans la France libre. Votre époque n'est pas la sienne, votre mission ne sera pas la sienne, mais le choix qu'il fit, celui de servir la France et de défendre sa liberté, fait écho à votre engagement. Parce que la vie d'Henri Fertet est une leçon d'engagement, la France reconnut ce jeune homme qui devint compagnon de la libération après sa mort. Il fut décoré de la Légion d'honneur, de la croix de guerre 1939-1945 et de la médaille de la résistance française, de la croix du combattant volontaire 1939-1945, de la médaille des déportés et internés résistants. Il reçut, à titre posthume, le grade d'aspirant des forces françaises de l'intérieur. Oui, compagnon de la libération, c'est aussi à ce titre que le nom d'Henri Fertet doit être connu de votre génération. Les 1038 compagnons de la libération, dont une centaine n'avaient pas 20 ans au début de la Seconde Guerre mondiale, demeurent un exemple pour la jeunesse française. Militaires, civils, venus de tous les horizons, illustres comme anonymes, ils avaient fait le choix de la France et de la liberté, le choix de servir plutôt que subir. C'est pourquoi j'ai décidé qu'à l'avenir chaque promotion du Service national portera le nom d'un compagnon de la libération, afin de rendre hommage à ces héros qui ont contribué à sauver la France et que leurs histoires de Français deviennent histoire de France. Dans sa dernière lettre à ses parents, Henri Fertet écrivait « Je veux une France libre et des Français heureux ». Des mots simples qui nous rappellent que si la liberté est le legs des générations qui nous ont précédées, il nous revient de la préserver, cultiver et propager. La liberté n'a de sens que dans la mesure où elle offre à chacun de vivre, d'espérer, de construire son avenir. Cet idéal, celui d'Henri Fertet, vous accompagnera désormais. Il donnera une profondeur supplémentaire à ce que vous allez vivre ces prochains mois, la découverte du métier des armes, les traditions, la camaraderie, le goût de l'effort, l'obéissance choisie, parfois aussi l'inconfort et l'incertitude qui cultivent le caractère. Vous allez aussi découvrir la richesse de nos armées, de leurs missions, les nombreux métiers qu'elles offrent et les talents qu'elles font fructifier. Vous y apporterez votre jeunesse, vos compétences, votre enthousiasme et votre énergie. En retour, les armées vous transmettront le culte du dépassement de soi, le sens de la mission et la fraternité d'armes. Ces vertus, je le sais, vous accompagneront tout au long de votre vie. Dans quelques mois, votre Service national prendra fin. Certains d'entre vous poursuivront leur chemin dans nos armées d'actives ou de réserves. Mais chacun, quel que soit son choix, demeurera un acteur de la cohésion nationale et emportera avec lui cette conviction. Servir la France est une fierté et un honneur. Alors, appelés de la première promotion du Service national, vous qui portez désormais le nom d'Henri Fertet, portez-le avec fierté. Soyez digne de la confiance qui vous est faite. Soyez fidèle à l'engagement que vous avez choisi. Vive la promotion Henri Fertet du Service national. Vive la République. Vive la France. Le service national accueille3 000 volontaires pour cette première annéeavant une montée en puissance d’ici 2030.Le chef de l'Etat a assisté à desateliers d'immersionet a échangé avec des volontaires sur leur programme de formation avant de rejoindre tous les jeunes appelés pour le déjeuner.Revoir l'échange : Le service national accueille3 000 volontaires pour cette première annéeavant une montée en puissance d’ici 2030. Le chef de l'Etat a assisté à desateliers d'immersionet a échangé avec des volontaires sur leur programme de formation avant de rejoindre tous les jeunes appelés pour le déjeuner.