Speech
Patrice Talon  ·  2026-07-25 00:00

Amélioration de la productivité agricole au Bénin : Le projet Food Systems pour apporter une solution durable à la dégradation des terres

The majority of agricultural soils in Benin are increasingly poor, leading to low agricultural productivity. The Sustainable Food Systems project for greater resilience and food and nutritional security in Benin, of which the Minister of Agriculture, Livestock and Fisheries, officially launched the work, this Friday, July 24, 2026 at Benin Royal Hotel in Cotonou, is designed to provide a lasting solution to this plague which is eroding Beninese agriculture. Poor soil leads to low-yield agriculture, creating a vicious circle of precariousness for the producers, explained the Minister of Agriculture, Livestock and Fisheries, Mr. Adin Yeton BLOUKOUNON GOUBALAN, at the launch of the project. In Benin, a 2019 survey found that more than 5 million people, or about 40% of the national population, were exposed to land degradation, and almost 38% of the total area was classified as degraded. This degradation seriously affects people's livelihoods, depriving them of access to essential ecosystem services such as food and water, thus increasing the risk of poverty. The Minister added that soil degradation reduces agricultural production yields in Benin by at least 50%. This is urgent. In the sense that agriculture is one of the main pillars of the Beninese economy. It contributes on average 26% to the formation of the Gross Domestic Product, almost 80% to export revenues, generates around 70% of jobs. Corn and rice are two major food crops consumed in Benin, both in rural and urban areas. Observations which led the Government of Benin, supported by the Food and Agriculture Organization of the United Nations (FAO) and the Global Environment Facility (GEF) to design the Sustainable Food Systems project for greater resilience and food and nutritional security in Benin. Also called Food Systems, this project was designed with the aim of improving policies, production and markets in order to accelerate the transformation of rice and corn value chains, moving from low productivity and strong environmental externalities to sustainable, integrated and efficient food systems, generating social, economic and environmental benefits for Benin. 36,000 targeted producers The project, which will be implemented until 2030, will restore 20,000 hectares of degraded land, put 114,900 hectares under good sustainable practices, impact 36,000 direct beneficiaries and 356,000 final beneficiaries in the communes of Karimama, Malanville, Glazoué, Kétou and Aguégués. Its overall cost is 20,766,207 USD for a contribution of 5,966,207 USD from the Global Environment Fund and co-financing of 14,800,000 USD as the Beninese counterpart. For the importance of the project, Minister Adin Yeton BLOUKOUNON GOUBALAN warned to be vigilant on the technologies to be used for soil restoration, before their deployment. Mr. Paul-Henri Zoéwindé BOUDA, FAO Resident Representative in Benin, stressed that the success of the project will depend on the collective commitment of the actors, all the structures involved in the implementation, as well as the beneficiaries.

Notes

La majorité des sols agraires au Bénin est de plus en plus pauvre, entraînant les faibles productivités agricoles. Le projet des Systèmes alimentaires durables pour une plus grande résilience et une sécurité alimentaire et nutritionnelle au Bénin, dont le Ministre de l’Agriculture, de l’Élevage et de la Pêche, a procédé au lancement officiel des travaux, ce vendredi 24 juillet 2026 à Bénin Royal Hôtel à Cotonou, est conçu pour apporter une solution durable à cette plaie qui ronge l’agriculture béninoise.Un sol pauvre entraîne une agriculture de faible rendement, créant un cercle vicieux de précarité pour les producteurs, a expliqué le Ministre de l’Agriculture, de l’Élevage et de la Pêche, Monsieur Adin Yeton BLOUKOUNON GOUBALAN, au lancement du projet. Au Bénin, une enquête de 2019 a révélé que plus de 5 millions de personnes, soit environ 40% de la population nationale, étaient exposées à la dégradation des terres, et près de 38% de la superficie totale était classée comme dégradée. Cette dégradation affecte gravement les moyens de subsistance des populations, les privant d'accès à des services écosystémiques essentiels comme l'alimentation et l'eau, accroissant ainsi le risque de pauvreté. Le Ministre a ajouté que la dégradation des sols réduit d’au moins 50% les rendements des productions agricoles au Bénin.Il y a urgence. En ce sens que l'agriculture est l’un des principaux piliers de l’économie béninoise. Elle contribue en moyenne à 26% à la formation du Produit intérieur brut, à près de 80 % aux recettes d'exportation, génère environ 70% des emplois. Le maïs et le riz sont deux cultures vivrières majoritaires consommées au Bénin, en milieu rural comme urbain. Des constats qui ont amené le Gouvernement du Bénin, appuyé par l’organisation des Nations Unies pour l'alimentation et l'agriculture (FAO) et le Fonds pour l'Environnement Mondial (FEM) à concevoir le projet de Systèmes alimentaires durables pour une plus grande résilience et une sécurité alimentaire et nutritionnelle au Bénin.Encore appelé Food Systems, ce projet a été conçu dans le but d’améliorer les politiques, la production et les marchés afin d’accélérer la transformation des chaînes de valeur du riz et du maïs, passant d'une faible productivité et de fortes externalités environnementales à des systèmes alimentaires durables, intégrés et performants, générant des avantages sociaux, économiques et environnementaux pour le Bénin.36 000 producteurs ciblésLe projet, qui sera mis en œuvre jusqu’en 2030, permettra de restaurer 20.000 hectares de terres dégradées, de mettre 114.900 hectares sous les bonnes pratiques durables, d’impacter 36.000 bénéficiaires directes et 356 000 bénéficiaires finaux dans les communes de Karimama, Malanville, Glazoué, Kétou et les Aguégués. Son coût global est de 20.766.207 USD pour une contribution de 5.966.207 USD du Fonds pour l’Environnement Mondial et un cofinancement de 14.800.000 USD comme la contrepartie béninoise.Pour l’importance du projet, le Ministre Adin Yeton BLOUKOUNON GOUBALAN a prévenu d’être vigilant sur les technologies à utiliser pour la restauration des sols, avant leur déploiement.Monsieur Paul-Henri Zoéwindé BOUDA, Représentant résident de la FAO au Bénin, a souligné que le succès du projet dépendra de l’engagement collectif des acteurs, de toutes les structures impliquées dans la mise en œuvre, ainsi que des bénéficiaires.